Les médaillons noirs – 2017

Création d’un bracelet en argent
monté d’un quartz-tourmalines

Sculpteur/Orfèvre : Thierry Lefèvre-Grave
Images, montage : Jean-Paul Dupuis
Réalisation : Jean-Paul Dupuis
Bande sonore originale : Jean-Paul Dupuis

Ce film suit, montre, fait entendre, à travers le regard et l’écoute du cinéaste et compositeur Jean-Paul Dupuis, la création d’un bracelet d’argent monté d’un quartz tourmalines du sculpteur et orfèvre Thierry Lefèvre-Grave.
Plus que la transformation d’une simple feuille d’argent et d’une pierre quartz-tourmalines en un bijou étonnant de par la complexité de sa forme et la mise en valeur du métal et de la pierre, ce film fait partager au spectateur, à la fois la complexité de la technique nécessaire à la création d’une véritable oeuvre d’art qu’est ce bracelet, et la qualité de l’échange professionnel et amical entre le sculpteur/orfèvre et le cinéaste/compositeur.
En effet, non seulement la musique accompagne, prolonge, magnifie les images et les sons liés au façonnage du métal et de la pierre, mais soutient également les explications du créateur du bracelet, répondant avec précision et pédagogie aux questions du cinéaste et compositeur Jean Paul Dupuis, devenu porte-parole du spectateur.
Claude Brunel
Octobre 2017

« Les Médaillons Noirs », tel n’aurait pas du s’appeler ce bracelet.
Et tel n’aurait pas du apparaitre ce bracelet. Pourtant c’est bien ainsi qu’il est « sorti » de mes mains.
Le film suit pas à pas la création improvisée de ce bijou, illustration de la maitrise quand elle accepte de ne pas maitriser mais d’accompagner la naissance de l’objet en reconnaissant son autonomie, la dynamique propre de ses harmonies internes, fruit de l’inconscient du bijoutier au travail, de la puissance des matières,  et d’un certains savoir faire néanmoins.
Tout part d’un dessin. Mais celui-n’est pas un contrat, comme celui (tacite) qui vaut engagement dans le cas d’une commande. Pour un bijou improvisé il n’est que dessein, engagement dans la création, qui se développe selon ses règles propres.
Le talent du cinéaste, ici, est de savoir s’effacer suffisamment pour laisser le travail se réaliser selon ses impératifs propres sans jamais faire pression par son regard sur l’orfèvre et lapidaire, en sorte de laisser celui-ci avancer en suivant son intuition et les impératifs évidents ou magiques  de l’instant. Jean-Paul Dupuis a su, objectif discret et bienveillant comme toujours, laisser le dialogue s’installer entre le créateur et son objet.
C’est le fruit de ce dialogue et du cheminement du dessein à l’objet fini fait de pierre et d’argent, que le film « Les Médaillons Noirs » vous propose de gouter.
Thierry Grave
Octobre 2017